Les tables collectives connaissent un regain d'intérêt auprès de la Gen Z

Considéré comme dépassé par les plus âgés, le concept de tables partagées avec des inconnus est plébiscité par la Gen Z, en quête de nouvelles formes de sociabilisation.
Les tables collectives connaissent un regain dPhoto : Vladimir Srajber / Pexels

Les codes générationnels divergent et des concepts désuets pour certains deviennent les tendances à suivre pour d'autres. C'est le cas des grandes tablées au restaurant, qui semblaient avoir perdu de leur attrait, mais qui rencontrent un regain d'intérêt auprès de la Gen Z (les personnes nées entre 1995 et 2010), selon une étude menée par la société de réservation Resy. 90 % des membres de la génération Z seraient ravis de partager leur table avec des inconnus, contre seulement 60 % des baby-boomers.

Cette pratique, opposée au Solo Dining et à l'envie de calme et d'intimité qu'on associe aisément à une soirée au restaurant, s'inscrit dans cette recherche de contacts sociaux déconnectés et de nouvelles manières de tisser des liens, propres aux membres de la Gen Z. Ce sont eux qui plébiscitent les soirées sans smartphone, qui cherchent à se faire des amis via des applications et qui prônent le retour des téléphones à clapet.

Selon l'étude, un tiers des participants à ce type de repas en table partagée se serait fait de nouveaux amis, la moitié aurait eu une conversation passionnante avec l'un des convives, et une personne sur sept aurait même obtenu un rendez-vous amoureux en s'attablant avec des inconnus. Au total, 63 % des interrogés, toutes générations confondues, sont d'accord pour affirmer que ces tables communes facilitent les nouvelles rencontres.

Certains restaurateurs peuvent profiter de ce retour en force des grandes tablées, notamment ceux qui mettent à la carte des plats à partager (comme les tapas) et les établissements proposant une cuisine originale ou un concept innovant, qu'il sera possible de tester plus facilement lors d'un repas commun au cours duquel on pourra picorer sans devoir payer pour un plat complet qu'on pourrait ne pas apprécier.

Il est intéressant de noter que l'attrait pour les tables collectives est cyclique. Elles ont connu des pics d'intérêt dans les années 1980, puis dans les années 2000, avant de devenir ringardes. Les voici de nouveau sur le devant de la scène, grâce à une génération en quête de moments authentiques à partager, dans la vraie vie… et sur les réseaux sociaux où seront publiées les photos du repas !

Publié le 09/04/2026

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