La cuisine italienne entre au patrimoine culturel immatériel de l'humanité

Pour la première fois, une cuisine nationale est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'humanité et il s'agit bien sûr de la cuisine italienne, appréciée dans le monde entier !
La cuisine italienne entre au patrimoine culturel immatériel de lPhoto : u_my2mezwn9z / Pixabay

La candidature de la cuisine italienne a été soumise à l'Unesco en 2023 et cette demande a été approuvée en décembre 2025. Une grande première pour une cuisine nationale, car si des plats ou des sortes de cuisine comptaient déjà parmi les éléments primés par l'organisation, notamment le kimchi coréen, le dîner gastronomique français, le couscous marocain ou encore la cuisine japonaise traditionnelle, c'est la première fois que l'ensemble de la cuisine d'un pays est récompensé.

La cuisine italienne devient ainsi le vingtième élément italien inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité, où elle rejoint notamment la pizza napolitaine et la diète méditerranéenne, déjà acceptées en 2017 et 2018.

Les experts de l'Unesco, réunis à New Delhi pour examiner les dossiers du moment, ont évoqué « un mélange culturel et social de traditions culinaires », qui répond aux arguments mis en avant lors de la candidature, à savoir « le temps accordé au repas partagé », « la transmission des savoir-faire », « le respect des ressources naturelles » et « la lutte contre le gaspillage alimentaire ». Le fait de préparer à manger et de déguster les réalisations dépasse, en Italie, le cadre de la simple cuisine. C'est un art diffusé dans le monde entier, une pratique sociale profondément ancrée dans les mœurs et un moment d'échange qui va bien au-delà de la simple prise de repas.

Parler de cuisine italienne est audacieux car il n'y a pas une, mais des dizaines de sortes de cuisine dans le pays, du fait des disparités territoriales et culturelles énormes entre le nord et le sud de la botte. On dégustera des polenta, des risotto, du cotechino, du radicchio et des panettones dans les régions du Piémont, de la Vénétie ou en Lombardie ; des tripes, de la vraie carbonara ou des suppli (boulettes de riz fourrées) à Rome ; des pizzas frites à Naples ; des beignets en tous genres, de la cima di rapa, des panzerotti ou des orecchiette entre les Pouilles et la Calabre ; et d'innombrables préparations gourmandes en Sicile avec, en ingrédients stars, la pistache ou l'aubergine.

Une reconnaissance attendue, évidente et reçue avec fierté par les Italiens, qui pourrait permettre aux professionnels de vanter les mérites de produits locaux et régionaux, en sortant du carcan habituel pasta et pizza.

Publié le 05/01/2026

Autour du même thème

L'actualité de la restauration

Lecture gourmande